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Questions fréquentes

Quand semer la bourrache pour attirer les abeilles ?

Semez au printemps, de mars à juin, pour une floraison d'été qui nourrit les pollinisateurs pendant plusieurs semaines. Un semis de fin d'été est possible en interculture, mais la floraison sera plus courte et le gel d'automne détruira la plante. Pour un couvert mellifère précoce et couvrant, le semis par drone dans une culture sur pied permet de gagner du temps.

Peut-on semer la bourrache seule comme engrais vert ?

Ce n'est pas conseillé en grandes cultures. Seule, elle produit peu de biomasse, laisse des trous et coûte cher au kilo. Son intérêt est mellifère, pas la couverture ni l'azote. Semez-la en mélange, avec de la phacélie, du sarrasin, une crucifère et des légumineuses selon votre objectif.

La bourrache résiste-t-elle au gel en interculture ?

Non, elle est gélive. Elle se détruit dès les premières vraies gelées, autour de -3 à -5 °C, et ne passe pas l'hiver. C'est un avantage devant une culture de printemps, car le couvert meurt seul, sans destruction à prévoir. Mais pour couvrir un sol tout l'hiver en zone froide, associez-la à des espèces plus rustiques.

Quelle dose de bourrache semer en couvert ?

En pur, comptez 15 à 20 kg/ha, ce qui correspond à une bande fleurie ou une culture dédiée. En mélange, la bourrache reste minoritaire : 1 à 3 kg/ha suffisent pour avoir des fleurs sans qu'elle domine le couvert. Sa graine est grosse, environ 18 à 20 grammes pour mille graines, donc quelques kilos posent déjà beaucoup de pieds.

La bourrache fixe-t-elle l'azote comme un engrais vert légumineuse ?

Non. La bourrache est une boraginacée, pas une légumineuse. Elle ne fixe pas l'azote de l'air. Seules les légumineuses comme le trèfle, la vesce ou la féverole le font. La bourrache recycle des éléments déjà présents dans le sol quand elle se décompose, mais elle n'apporte pas d'azote nouveau. Pour de l'azote dans votre couvert, ajoutez des légumineuses au mélange.

La profondeur de semis change-t-elle selon la densité ?

Non, la profondeur reste la même, 1 à 2 cm. En revanche un semis régulier à bonne profondeur permet de semer plus clair en confiance, car chaque graine a de vraies chances de lever. Profondeur, densité et date de semis se pilotent ensemble pour un colza robuste.

Quel semoir donne la meilleure profondeur de semis ?

Le semoir monograine à disques, car il positionne chaque graine à profondeur constante avec un bon contact sol-graine. Un semoir à céréales ou un combiné conviennent aussi, à condition de régler peu profond, de contrôler en creusant et de rappuyer derrière.

Peut-on semer le colza dans un sol sec ?

C'est risqué. Si le sol est frais un peu plus bas, descendez la graine jusqu'au frais et rappuyez. Si le sec est profond et qu'aucune pluie n'est annoncée, mieux vaut attendre : semer plus profond ne compense pas le manque d'eau et retarde la levée. Semez de préférence juste avant une pluie de 7 à 10 mm.

Faut-il rappuyer après le semis du colza ?

Oui, presque toujours. Le rappuyage colle la terre à la graine et ferme la surface, ce qui fait remonter l'humidité par capillarité. En conditions sèches, c'est souvent lui qui fait la différence entre une bonne levée et une levée ratée. Un rouleau ou le packer du combiné suffit.

Que se passe-t-il si on sème le colza trop profond ?

La graine épuise ses réserves avant d'atteindre la surface. Résultat : levée lente, incomplète, avec des trous dans la ligne. Le peuplement part en retard à l'automne, ce qui le fragilise face au froid et aux ravageurs. Un semis trop profond est l'erreur la plus fréquente sur colza.

À quelle profondeur semer le colza ?

Entre 1 et 2 cm dans de bonnes conditions, avec un optimum autour de 2 cm sur sol frais. En sol sec en surface et frais dessous, vous pouvez descendre à 3 ou 4 cm pour poser la graine sur l'humidité. Ne dépassez pas 5 cm : au-delà, la levée décroche.

Peut-on semer le trèfle par drone ?

Oui, et c'est même l'une des meilleures méthodes pour lui. Les graines de trèfle sont petites et se sèment en surface : le drone les répartit régulièrement à la volée, sans enfouissement. Il sème sans rouler sur la parcelle, donc sans tassement, et peut intervenir dans une culture ou un couvert déjà en place. C'est idéal pour le sursemis de trèfle blanc et les couverts bas sous culture.

Le trèfle blanc est-il pérenne ?

Oui. Le trèfle blanc est une plante pérenne qui tient 4 à 5 ans. Il rampe grâce à ses stolons et forme un couvre-sol bas et dense qui supporte le pâturage. C'est le seul des quatre trèfles courants qu'on garde plusieurs années. L'incarnat et l'Alexandrie sont annuels, le violet est bisannuel.

Quelle dose de trèfle semer à l'hectare ?

Le trèfle a de petites graines, donc les doses sont faibles. En pur, comptez environ 18 à 25 kg/ha pour l'incarnat et l'Alexandrie, 15 à 20 kg/ha pour le violet, et seulement 4 à 8 kg/ha pour le blanc. En mélange ou en sursemis, on baisse encore fortement la dose, car le trèfle n'est qu'un composant parmi d'autres.

Quel trèfle choisir pour un couvert d'interculture ?

Pour un couvert d'interculture d'automne, le trèfle incarnat est le plus adapté : annuel, rapide, il couvre vite avant l'hiver. Pour une interculture d'été semée dès la moisson, pensez au trèfle d'Alexandrie, qui aime la chaleur mais gèle en hiver. Dans les deux cas, le trèfle est souvent associé à une graminée et à une crucifère pour un couvert plus complet.

Le trèfle fixe-t-il vraiment l'azote ?

Oui. Le trèfle est une légumineuse (famille des Fabacées). Ses racines abritent des bactéries qui captent l'azote de l'air et le stockent dans des nodosités. Cet azote revient au sol quand le couvert se décompose. Un trèfle bien implanté restitue plusieurs dizaines de kilos d'azote par hectare à la culture suivante, contrairement aux graminées ou aux crucifères qui ne font que recycler l'azote déjà présent.

La luzerne se seme-t-elle en interculture courte ?

Ce n'est pas son terrain. Sa levee est lente et son autotoxicite complique le retour rapide au meme endroit. Elle convient mieux a une derobee longue ou a un couvert de moyenne duree, ou son pivot et sa fixation d'azote donnent leur plein effet. Pour une interculture de quelques semaines, preferez un melange a implantation rapide.

Quelle dose de luzerne semer en engrais vert ?

En semis pur, 20 a 25 kg/ha, plutot 25 kg/ha a la fin de l'ete et 20 kg/ha au printemps. Semez superficiel, 1 a 2 cm, sur un sol rappuye. En melange avec d'autres especes, la part de luzerne se reduit.

Peut-on semer de la luzerne apres une luzerne ?

Non, pas tout de suite. La luzerne est autotoxique : elle empeche la germination des jeunes luzernes semees a sa suite. Il faut intercaler une autre culture et respecter un delai avant de revenir a la luzerne sur la meme parcelle. Pour un couvert immediat, choisissez une autre espece.

Combien d'azote la luzerne apporte-t-elle au sol ?

En engrais vert, on retient en general 30 a 50 unites d'azote par hectare disponibles pour la culture suivante, davantage quand le couvert est bien developpe et detruit jeune. Cet azote vient de la fixation de l'azote de l'air par le rhizobium, il est gratuit et libere progressivement.

La luzerne est-elle un bon engrais vert ?

Oui, sur les bonnes parcelles. C'est une legumineuse qui fixe beaucoup d'azote et dont le pivot decompacte le sol en profondeur. Mais elle exige un sol sain, calcaire et bien draine, et une duree suffisante. Sur un sol acide, hydromorphe, ou pour une interculture courte, d'autres couverts sont plus surs.

Quand détruire un couvert de vesce ?

Détruisez 3 semaines à 1 mois avant le semis de la culture suivante, pour que l'azote se libère au bon moment. La vesce commune peut geler sous -6 °C ; la vesce velue, trop rustique, demande un broyage suivi d'un déchaumage, ou une destruction chimique là où elle est autorisée. Le roulage sur gel seul ne suffit pas sur la velue.

Vesce commune ou vesce velue : quelle différence ?

La vesce commune est gélive : elle couvre vite mais décroche vers -6 °C. Elle convient aux intercultures courtes et aux couverts gélifs. La vesce velue est rustique, elle tient jusqu'à -15 °C et redémarre fort au printemps : c'est l'espèce des couverts d'hiver longs détruits tard, quand on vise le maximum d'azote au printemps.

Quelle dose de vesce pour un engrais vert ?

En pur, comptez 40 à 60 kg/ha pour la vesce commune et 25 à 35 kg/ha pour la vesce velue. En mélange avec une graminée, baissez la vesce à 20 à 50 kg/ha selon l'espèce et limitez la graminée, l'avoine à 25 kg/ha maximum, pour ne pas étouffer la légumineuse à la levée. Adaptez la dose à votre objectif de biomasse et à votre date de semis.

Faut-il semer la vesce seule ou en mélange ?

En mélange, presque toujours. La vesce est grimpante et ne tient pas debout seule : elle a besoin d'une graminée tuteur, comme l'avoine, le seigle ou le triticale, pour se dresser et faire du volume. L'association fait plus de biomasse, se détruit plus facilement et équilibre le rapport carbone sur azote. La vesce en pur reste possible sur une interculture courte, mais elle se couche vite.

La vesce fixe-t-elle vraiment l'azote de l'air ?

Oui. C'est une légumineuse. En symbiose avec les bactéries rhizobiums, elle forme des nodosités sur ses racines qui captent l'azote de l'air et le rendent assimilable. Un couvert de vesce bien développé restitue couramment 60 à 150 kg d'azote par hectare à la culture suivante, davantage dans les meilleures conditions. Les graminées et les crucifères, elles, ne fixent pas l'azote : elles se contentent de recycler l'azote déjà présent dans le sol.

Faut-il détruire le sarrasin ou attendre le gel ?

Dans la plupart des cas d'interculture d'été, le gel d'automne s'en charge tout seul. Le point de vigilance, c'est la grenaison : ne laissez jamais le sarrasin monter à graine, sinon il ressème le sol et devient une adventice. Si le semis est précoce et que la plante grène avant le froid, détruisez-la avant maturité des graines.

Quelle dose de semis pour le sarrasin ?

Comptez environ 40 kg/ha en couvert pur, pour viser autour de 190 grains au mètre carré. Enterrez la graine à 3 à 5 cm, surtout en sol sec, pour une levée régulière. En mélange, réduisez la part de sarrasin pour éviter qu'il domine et grène.

À quelle température le sarrasin gèle-t-il ?

Le sarrasin est très gélif : un gel léger de l'ordre de -2 à -4 degrés suffit à le détruire. C'est justement ce qui le rend intéressant en interculture courte : il se détruit seul à l'automne, sans broyage ni destruction chimique.

Quand semer le sarrasin en engrais vert ?

En début d'été, en interculture courte, le plus souvent de juillet à août après une moisson. Il faut un sol réchauffé et l'absence de gel. Semé trop tard, il n'a pas le temps de couvrir avant les premières gelées d'automne qui le détruisent.

Le sarrasin fixe-t-il l'azote ?

Non. Seules les légumineuses (vesce, trèfle, féverole, pois) fixent l'azote de l'air. Le sarrasin ne le fait pas. Son intérêt est ailleurs : couverture rapide, concurrence aux adventices et bonne mobilisation du phosphore du sol. Pour un couvert qui apporte de l'azote, associez-le à une légumineuse.

Le sarrasin est-il une céréale ?

Non. Malgré son surnom de "blé noir", le sarrasin n'est pas une céréale. C'est une polygonacée, la famille des renouées. Il ne partage ni les maladies ni la biologie des graminées comme le blé ou l'orge, ce qui en fait un bon élément de diversification dans une rotation céréalière.

Le seigle est-il un bon couvert contre les adventices ?

Oui. Le seigle produit des composés allélopathiques qui freinent la germination de plusieurs adventices annuelles à petites graines, comme le chénopode, l'amarante ou le pourpier. Ajouté à sa couverture dense et rapide du sol, cela en fait un couvert nettoyant efficace, utile pour réduire la pression des herbicides.

Comment détruire un couvert de seigle au printemps ?

Pour un engrais vert à restituer vite, détruisez tôt, au stade montaison, par un travail superficiel du sol. Pour un mulch de semis direct, laissez monter jusqu'à l'épiaison et passez un rouleau destructeur. Dans tous les cas, laissez deux à trois semaines entre la destruction et le semis de la culture suivante, à cause de l'effet allélopathique du seigle.

Quelle dose de seigle pour un couvert ?

Cela dépend du type. Le seigle forestier (à petites graines) se sème à 25 à 40 kg/ha en pur, et 15 à 25 kg/ha en mélange. Le seigle fourrager ou céréalier (graines plus grosses) demande plutôt 70 à 100 kg/ha en pur, et 30 à 50 kg/ha en mélange. En association avec une légumineuse, on réduit toujours la part du seigle.

Le seigle gèle-t-il en hiver ?

Non. Le seigle est la céréale la plus rustique : il résiste au froid jusqu'à des températures très basses, de l'ordre de -20 degrés pour le seigle forestier. C'est un couvert hivernant qui ne gèle pas seul. Vous devrez donc le détruire vous-même au printemps, contrairement à une moutarde ou une phacélie qui, elles, gèlent.

Le seigle apporte-t-il de l'azote au sol ?

Non, pas par fixation. Le seigle est une graminée, pas une légumineuse : il ne capte pas l'azote de l'air. En revanche, il piège l'azote minéral déjà présent dans le sol à l'automne et le restitue quand il se décompose au printemps. Pour un vrai apport d'azote, associez-le à une légumineuse comme la vesce.

Peut-on semer le colza avec un écartement large ?

Oui, en sol moyen à profond, un écartement de 17 à 55 cm n'a pas d'effet sur le rendement, car le colza occupe l'espace par ses ramifications. Ajustez seulement la cible de peuplement : 30 à 35 plantes/m2 en rangs serrés, 25 à 30 en rangs larges. En sol argilo-calcaire superficiel, préférez un écartement resserré sous 40 cm.

La sur-densité est-elle vraiment un problème pour le colza ?

Oui. Un colza trop dense s'étiole : le collet remonte au-dessus du sol, la tige s'allonge et la plante devient plus sensible au gel et à la verse. Le risque monte au-delà de 50 pieds/m2, surtout en semis précoce et en sol riche en azote. Il vaut toujours mieux semer clair et régulier que dense.

Comment calculer la dose de semis du colza en kg/ha ?

Utilisez la formule : dose (kg/ha) = densité visée (graines/m2) x PMG (g) / 100. Le PMG du colza tourne autour de 4 à 6 g et figure sur le sac. Pour 35 graines/m2 et un PMG de 5 g, vous semez 1,75 kg/ha. Vérifiez toujours le PMG réel de votre lot, il change d'un sac à l'autre.

Combien de plantes de colza faut-il viser à la sortie de l'hiver ?

Visez 20 à 30 plantes/m2 bien réparties et vigoureuses. Le colza compense un peuplement clair par sa ramification. L'important est la régularité de la répartition et le gabarit des pieds : au moins 8 feuilles, un pivot d'une quinzaine de centimètres et un collet d'environ 8 mm, plutôt qu'un grand nombre de plantes grêles.

Quelle densité pour un colza hybride ?

Un hybride se sème clair : 25 à 30 graines/m2 au semoir monograine, jusqu'à 35 à 40 au semoir à céréales. Sa vigueur au départ et sa forte ramification lui permettent de valoriser un peuplement de 20 à 30 plantes/m2. Inutile de charger, vous augmenteriez le risque d'élongation.

Combien de graines de colza semer par m2 ?

Comptez 30 à 60 graines/m2 selon la variété, le semoir et les conditions. Un colza hybride se sème plutôt à 25 à 40 graines/m2, une lignée à 40 à 55 graines/m2. L'objectif est de retrouver 20 à 30 plantes bien réparties à la sortie de l'hiver, pas d'avoir le maximum de pieds.

La moutarde blanche est-elle bonne contre les nématodes ?

Cela dépend de la variété. Les variétés dites nématicides piègent le nématode à kystes de la betterave. Une moutarde blanche ordinaire, au contraire, peut le multiplier. En rotation betteravière, choisissez une variété nématicide, semez tôt et détruisez avant grenaison.

Peut-on mettre de la moutarde avant un colza ?

C'est déconseillé. La moutarde et le colza sont de la même famille et partagent les mêmes maladies, comme la hernie du chou. Dans une rotation avec colza, choisissez un couvert non crucifère : phacélie, avoine ou légumineuse.

La moutarde blanche gèle-t-elle en hiver ?

Oui, elle est gélive. Un gel franc et durable la détruit, en général entre -5 et -10 degrés. En hiver doux, un simple broyage ou un passage de rouleau hacheur au stade floraison prend le relais.

Quand semer la moutarde blanche en engrais vert ?

De fin août à début septembre, juste après la moisson, dès que le sol garde un peu de fraîcheur. Un semis trop précoce en plein été fait monter la plante à fleur trop vite, au détriment de la biomasse au sol.

Quelle dose de moutarde blanche semer par hectare ?

Comptez 8 à 10 kg/ha en semis enterré, à 3 à 5 cm de profondeur. En semis à la volée ou par drone, sans enfouissement, montez vers 10 à 12 kg/ha pour compenser les pertes et assurer une bonne densité.

La moutarde blanche fixe-t-elle l'azote ?

Non. La moutarde blanche est une crucifère, pas une légumineuse. Elle ne fixe pas l'azote de l'air. Elle piège l'azote déjà présent dans le sol et le restitue à la culture suivante quand elle se décompose. Pour fixer de l'azote, il faut associer des légumineuses au couvert.

Quand détruire un couvert d'engrais vert ?

Les espèces gélives (moutarde, phacélie, radis, sarrasin) sont détruites par le froid, sans intervention. Les espèces rustiques (seigle, vesce velue, trèfle incarnat) se détruisent mécaniquement ou par roulage avant la culture de printemps. Pour un couvert riche en azote, détruisez avant la floraison de la légumineuse.

Peut-on semer un mélange engrais vert par drone ?

Oui, et c'est un des grands intérêts du drone. Il sème à la volée sans tasser le sol et permet de semer tôt, dans la culture encore sur pied. Privilégiez des graines de calibre homogène et plutôt petit à moyen (phacélie, moutarde, avoine, trèfle) pour une répartition régulière.

Quel mélange de couvert pour produire de l'azote ?

Visez au moins la moitié de légumineuses. Une base féverole plus vesce, avec un peu de phacélie pour couvrir vite, restitue 30 à 50 unités d'azote à la culture suivante. Détruisez le couvert avant floraison pour garder l'azote dans le sol.

Combien d'espèces mettre dans un mélange de couvert ?

Deux à quatre espèces suffisent. C'est assez pour cumuler les fonctions (azote, biomasse, piège à nitrates) sans compliquer le semis. Un mélange plus riche coûte plus cher, se répartit mal dans la trémie et n'apporte pas de gain agronomique proportionnel.

Quelles graines choisir pour un couvert végétal ?

Choisissez selon votre objectif. Pour l'azote, une légumineuse (féverole, vesce, trèfle). Pour piéger les nitrates, une espèce rapide (moutarde, phacélie, radis). Pour la structure, un pivot (radis, féverole) et un chevelu (avoine, seigle). Le plus efficace reste un mélange de deux à quatre espèces de familles différentes.

Quelles pertes de rendement avec une carence en soufre ?

Sur céréales, une carence modérée coûte 2 à 10 quintaux par hectare, et jusqu'à 20 à 30 quintaux dans les cas graves. Sur colza, les pertes peuvent atteindre 10 à 20 quintaux par hectare dans les situations les plus sévères.

Le gypse est-il une bonne source de soufre ?

Oui. Le gypse est du sulfate de calcium, donc du soufre directement assimilable, environ 360 kg de SO3 par tonne. Il apporte en plus du calcium qui améliore la structure du sol sans modifier le pH. C'est une source de soufre intéressante, à raisonner comme un amendement de fond.

Quand apporter le soufre sur céréales ?

Du début tallage à épi 1 cm, avec la meilleure efficacité de fin tallage à épi 1 cm. En cas de carence déclarée, apportez 40 kg de SO3 par hectare avant le stade 2 noeuds. Au delà, la correction n'est que partielle.

Quelle dose de soufre apporter sur colza ?

Terres Inovia recommande environ 75 unités de SO3 par hectare, à positionner en début de montaison. Dans les situations recevant des apports organiques réguliers, environ 50 unités de SO3 par hectare suffisent.

Quelle différence entre carence en soufre et carence en azote ?

La carence en azote jaunit d'abord les vieilles feuilles du bas, car l'azote est mobile et migre vers les jeunes pousses. Le soufre est peu mobile : la plante ne peut pas le déplacer, donc ce sont les jeunes feuilles du haut qui jaunissent en premier.

Comment reconnaître une carence en soufre ?

Regardez les jeunes feuilles, en haut de la plante. Si elles jaunissent ou pâlissent alors que les feuilles du bas restent vertes, c'est probablement une carence en soufre. C'est l'inverse de la carence en azote, qui touche d'abord les vieilles feuilles. Sur colza, des fleurs pâles et des siliques vides confirment le diagnostic.

Combien de temps faut-il garder son couvert en zone vulnérable ?

La directive nitrates impose en général un maintien d'au moins deux mois, avec des dates fixées par arrêté préfectoral régional. Vérifiez votre programme d'actions local, car les dates limites de semis et de destruction varient selon les départements.

Le semis par drone permet-il vraiment de gagner du temps ?

Oui. Le drone sème par le dessus, parfois même dans une culture encore en place avant la récolte. Vous gagnez plusieurs semaines de croissance, sans tasser le sol, ce qui augmente directement la biomasse du couvert.

Faut-il travailler le sol avant de semer un couvert ?

Pas forcément. L'important est le contact terre-graine et l'humidité. Un semis direct fonctionne bien s'il place la graine dans le frais. Limitez les passages d'outils pour ne pas dessécher le sol après la moisson.

Quelle densité de semis pour un couvert végétal ?

Cela dépend de l'espèce et des conditions. Comptez 3 à 5 kg/ha pour un colza fourrager, environ 8 kg/ha pour la navette. En semis direct ou en conditions sèches, augmentez la dose de 10 à 30 % pour compenser les pertes à la levée.

Peut-on semer un couvert végétal en septembre ?

Oui, mais la biomasse sera faible. L'essai Arvalis de Boigneville montre moins d'1 tonne de matière sèche pour un semis de septembre, contre 5 tonnes pour un semis précoce. Réservez septembre aux espèces rustiques et rapides comme la moutarde.

Quelle est la meilleure date pour semer un couvert végétal ?

Le plus tôt possible après la moisson, idéalement entre la mi-juillet et la mi-août. Chaque semaine de retard réduit la biomasse produite avant l'hiver. Ne dépassez pas le 20 août pour les légumineuses.

Combien coûte un sursemis ?

La mise en œuvre technique se situe entre 25 et 45 €/ha hors semences avec du matériel spécialisé. C'est environ deux fois moins cher qu'une rénovation complète avec labour et resemis.

Quel semoir pour un sursemis de prairie ?

Un semoir de sursemis à disques ou incisant (type Vredo) place la graine juste sous la surface sans détruire la prairie. Il coûte cher à l'achat, autour de 20 000 € neuf, d'où le recours à la CUMA ou à la prestation. Une herse étrille plus un semis à la volée reste une option plus légère et moins coûteuse.

Comment inoculer la luzerne ?

On enrobe les graines avec un inoculant à base de Rhizobium meliloti le jour du semis, autour de 400 g pour 50 kg de semences (ou la veille, à l'abri de la lumière). Sans cette bactérie, la luzerne ne fixe pas l'azote de l'air.

Quand semer de l'herbe de prairie ?

L'automne (fin août à mi-septembre) est le créneau le plus sûr : sol chaud, herbe en place moins agressive, plantules installées avant l'hiver. Le printemps est possible mais plus risqué à cause de la concurrence et de la sécheresse.

Comment germe une graine de gazon ?

La graine gonfle avec l'eau, la radicule sort puis la première feuille. La levée intervient entre 5 et 20 jours selon l'espèce, le ray-grass étant le plus rapide. Il faut compter deux à trois semaines pour un tapis régulier, avec un sol qui ne sèche jamais complètement.

Comment planter du gazon de regarnissage ?

Comptez 20 à 25 g/m² sur les zones bien dégarnies (15 g/m² si la pelouse est juste clairsemée). Choisissez un mélange à levée rapide, du ray-grass surtout, qui garnit vite. Rappuyez après le semis et maintenez le sol frais.

Comment faire un sursemis de gazon ?

Tondez court, scarifiez ou griffez pour mettre un peu de terre à nu, semez à la volée puis passez un rouleau pour plaquer la graine. Arrosez régulièrement jusqu'à la levée. La règle est la même qu'au champ : contact graine-sol et humidité constante.

Quand faire un sursemis de gazon ?

De mi-septembre à mi-octobre, quand la température du sol tient entre 12 et 18 °C. Le printemps (mi-mars à début mai) fonctionne aussi si le sol dépasse 12 °C. Dans les deux cas, il faut garder le sol humide pendant les trois semaines qui suivent.

Comment réussir le couvert associé au colza ?

Semez des légumineuses gélives (féverole, lentille, fenugrec, trèfle d'Alexandrie) en même temps que le colza, à la bonne dose. Le couvert doit lever aussi bien que le colza. Le semis par drone permet une répartition régulière sans aucun tassement de la parcelle.

Quand se fait la récolte du colza ?

De fin juin à mi-juillet selon la région et le millésime. On récolte quand la graine atteint environ 9 % d'humidité et que les siliques sont brun clair. Il faut limiter les tiges vertes à moins de 20 % pour éviter les pertes.

Quand semer le colza de printemps ?

Le colza de printemps se sème en février-mars dès que le sol est ressuyé et réchauffé. Il reste une culture de rattrapage aux rendements plus modestes que le colza d'hiver. La grande majorité des colzas en France sont des colzas d'hiver semés en août.

Pourquoi semer du colza ?

Le colza est une tête d'assolement précieuse. Il coupe les cycles de maladies des céréales, structure le sol grâce à son pivot, valorise l'azote et offre un débouché huile et tourteau. Bien conduit, il rend en moyenne 35 q/ha et davantage en sols profonds.

Comment bien semer du colza ?

Trois réglages : semis précoce, densité basse et bonne profondeur. Ajoutez un lit de semences propre, un rappuyage soigné et une surveillance des limaces et altises pendant les trois premières semaines. Un colza robuste avant l'hiver est un colza qui passe l'automne.

Comment semer du colza ?

Semez clair, à 30-40 grains/m2, à 2 cm en sol frais et jusqu'à 4 cm pour chercher la fraîcheur en sol sec, jamais plus profond. Préparez un sol sans zone tassée, rappuyez après semis et visez une levée rapide et régulière.

Quelle est la date de semis du colza ?

Selon la région, entre le 10 et le 25 août dans la plupart des secteurs, jusqu'au 30 août sur sols profonds. L'objectif est une levée avant le 1er septembre pour atteindre 3-4 feuilles avant le 20 septembre. La fenêtre exacte dépend surtout de l'humidité du sol.

Quel drone pour un usage professionnel agricole ?

Un drone de catégorie spécifique, avec exploitant déclaré et télépilote qualifié, respectant les scénarios standards européens STS depuis le 1er janvier 2026. Les prestataires sérieux sont à jour de ce cadre.

Faut-il une formation pour piloter un drone agricole ?

Oui. Le télépilote doit être formé et qualifié pour la catégorie spécifique, et l'exploitant doit être déclaré à la DGAC via AlphaTango. Pour appliquer un phyto, un Certiphyto est aussi exigé.

La pulvérisation de produits phytos par drone est-elle autorisée ?

Non par principe. Elle est interdite depuis 2016. La loi de 2025 n'ouvre que des dérogations limitées : produits de biocontrôle, UAB ou à faible risque, sur pentes d'au moins 20 %, bananeraies ou vignes mères de porte-greffes.

Pourquoi se servir d'un drone en agriculture ?

Pour semer là où le tracteur ne passe pas, éviter le tassement, gagner du temps et semer un couvert avant la moisson pour gagner de la levée. Le drone couvre vite et applique une dose régulière.

Comment fonctionne un drone en agriculture ?

Le drone survole la parcelle selon un plan de vol précis et largue régulièrement des graines ou pulvérise un produit autorisé. Rien ne roule au sol, donc pas de tassement. Il peut travailler dans une culture en place, sur sol humide ou en pente.

Quel drone pour l'agriculture ?

Pour le semis et l'épandage, on utilise des drones à forte charge utile, capables d'emporter plusieurs dizaines de litres ou de kilos. Ce sont des machines professionnelles de catégorie spécifique, pas des drones grand public. Pour une seule exploitation, la prestation est souvent plus rentable que l'achat.

Quel est le prix d'une prestation de semis de couverts par drone ?

En 2026, comptez environ 30 à 60 euros par hectare pour le drone seul, et autour de 100 à 125 euros par hectare semences comprises. Le prix à l'hectare baisse quand la surface augmente.

Faut-il chauler tous les ans ?

Non. Une fois la cible de pH atteinte, un apport d'entretien suffit, et tant que le pH ne descend pas sous 6 vous pouvez différer d'un an sans risque pour le rendement. Recontrôlez à l'analyse tous les 3 à 5 ans.

Chaux agricole : quel prix ?

La chaux agricole se situe le plus souvent entre 30 et 90 euros la tonne rendue, selon le type de produit, sa valeur neutralisante et la distance de transport. Le carbonate broyé offre le meilleur rapport pour l'entretien.

Comment fabriquer de la chaux arboricole ?

Mélangez 1 volume de chaux vive pour 3 volumes d'eau dans un seau, couvrez et laissez reposer une nuit (la réaction chauffe). Le lendemain, ajustez avec un peu d'eau et appliquez au pinceau sur le tronc. Un peu de savon noir améliore l'adhérence.

Quelle quantité de chaux au m2 pour un jardin ?

Comptez environ 100 à 150 g/m2 en sol sableux, 150 à 250 g/m2 en sol limoneux et 250 à 350 g/m2 en sol argileux, selon l'acidité de départ, de préférence à l'automne.

Pourquoi chauler un sol ?

Pour corriger l'acidité et remettre les éléments nutritifs à disposition des plantes. En dessous de pH 6, le phosphore se bloque, l'aluminium se libère et les rendements chutent. Le calcium améliore aussi la structure du sol.

Comment chauler une prairie ?

On épand sur sol portant, juste après une coupe ou en fin d'hiver, une dose modérée d'un produit à action lente, sans incorporation. Le besoin moyen d'une prairie est de 300 à 350 unités de CaO par hectare et par an.

Comment faire un chaulage ?

Analysez le pH du sol, fixez la cible selon vos cultures, choisissez un produit selon sa valeur neutralisante (action rapide pour redresser, lente pour entretenir), calculez la dose, épandez sur sol ressuyé à l'automne ou en interculture, puis incorporez.

Chaulage : définition

Le chaulage est l'apport au sol d'un amendement basique (chaux ou carbonate de calcium) pour remonter un pH trop acide vers une valeur favorable aux cultures, en général entre 6 et 6,5.

Existe-t-il un amendement calcaire bio ?

Oui, les amendements calcaires d'origine naturelle comme le calcaire broyé, la marne ou le lithothamne sont utilisables en agriculture biologique. Vérifiez toujours la conformité du produit avec le cahier des charges bio en vigueur.

Amendement calcaire ou gypse : lequel choisir ?

Le calcaire si votre sol est acide et que le pH est trop bas. Le gypse si le pH est déjà correct mais que vous cherchez à apporter du calcium, du soufre ou à améliorer la structure. Le gypse ne remonte pas le pH.

Qu'est-ce que la marne ?

La marne est une roche naturelle mélangeant carbonate de calcium et argile, avec 35 à 65 % de calcaire selon la définition géologique. Utilisée en marnage, elle remonte le pH des sols acides et améliore leur structure.

Quel est le prix de la chaux vive en agriculture ?

La chaux vive est un produit cuit à action rapide, donc plus cher que le calcaire broyé, jusqu'à plus de 0,25 euro par unité VN. Un sac de 25 kg en jardinerie type Gamm Vert se paie au poids fort et n'est pas adapté au volume agricole.

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