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Questions fréquentes
Quelle profondeur de semis pour le colza au monograine ?
Visez environ 2 cm, et ne dépassez pas 4 cm même en allant chercher l'humidité. L'atout du monograine est justement de tenir cette profondeur de façon régulière d'un rang à l'autre, ce qu'un semoir à céréales fait plus difficilement. Une profondeur régulière donne une levée homogène.
Le semis monograine est-il plus lent que le semoir en ligne ?
Avec un monograine conventionnel, oui : on roule à 5-7 km/h contre 10-15 km/h pour un semoir à céréales. C'est sa principale limite. Les semoirs monograines rapides récents rattrapent en grande partie cet écart de débit, mais ce sont des machines plus coûteuses.
Le semis monograine protège-t-il vraiment le colza des altises ?
Il ne protège pas au sens strict, mais il aide. Un colza semé clair et régulier lève vite et pousse fort. Ces plantes robustes encaissent bien mieux les larves d'altises que des colzas chétifs qui ont végété à l'automne. Le monograine ne dispense donc pas de surveiller les vols et de respecter les seuils, mais il met la culture dans les meilleures conditions.
Quelle densité de semis viser avec un semoir monograine ?
Comptez 300 000 à 400 000 graines par hectare, soit environ 30 à 40 graines par mètre carré, parfois moins. Le but est un peuplement de 20 à 35 plantes par mètre carré à la levée. C'est nettement plus clair qu'un semoir à céréales, qui sème souvent trop dense. Semer clair évite l'étiolement et donne des plantes plus trapues avant l'hiver.
Faut-il un semoir spécial pour semer le colza en monograine ?
Oui. Le semis monograine se fait avec un semoir de précision : semoir betterave, tournesol ou maïs. Ces machines déposent la graine une à une, à espacement régulier, sur des rangs de 45 à 50 cm. Un semoir à céréales classique ne sait pas faire ce travail de précision. Beaucoup d'agriculteurs passent par une Cuma ou une prestation plutôt que d'investir.
Colza fourrager ou moutarde pour un couvert ?
Les deux sont des crucifères à croissance rapide et bons pièges à nitrates. Le colza fourrager résiste mieux au froid, il reste vert plus longtemps et produit une biomasse foliaire importante, ce qui le rend intéressant en dérobée pour le pâturage. La moutarde gèle plus facilement, ce qui simplifie sa destruction. Dans les deux cas, la même règle s'applique : pas de crucifère dans une rotation avec du colza de vente.
Peut-on mettre du colza en couvert avant un colza de vente ?
Non, c'est fortement déconseillé. Le colza fourrager et le colza oléagineux sont la même espèce, le Brassica napus. Les cultiver dans la même rotation entretient la hernie des crucifères et le sclérotinia, et raccourcit le retour du colza sur la parcelle. Si vous avez du colza de vente dans votre assolement, choisissez un couvert d'une autre famille.
Le colza fourrager gèle-t-il en hiver ?
Il est partiellement gélif. Il résiste aux gelées modérées et ne se détruit vraiment qu'en dessous d'environ -13°C, sur un gel franc et durable. Dans la plupart des régions, ne comptez pas sur le froid pour le détruire : prévoyez un labour ou un déchaumage. Détruisez toujours avant la floraison pour éviter les repousses.
Quelle dose de colza fourrager semer en couvert ?
Environ 6 kg/ha en pur, ce qui correspond à peu près à 180 graines au mètre carré. Certains semenciers conseillent 8 à 10 kg/ha en pur pour sécuriser la levée. En mélange avec d'autres espèces, descendez à 2 ou 3 kg/ha de colza, car sa vigueur de départ l'amène vite à dominer le couvert. Semez à 2 ou 3 cm de profondeur, jamais plus de 5 cm.
Le colza engrais vert fixe-t-il l'azote de l'air ?
Non. Le colza est une crucifère, pas une légumineuse. Il ne fixe pas l'azote de l'air. Il piège l'azote minéral déjà présent dans le sol, le stocke dans sa biomasse, puis le restitue à la culture suivante quand vous détruisez le couvert. Pour fixer de l'azote, il faut une légumineuse comme la féverole, la vesce ou le trèfle.
Quand semer une prairie pour chevaux ?
Comme pour les bovins, la fin d'été et le début de printemps sont les meilleures fenêtres. Pour des chevaux, privilégiez des espèces rustiques et un couvert dense qui tient au piétinement, avec du ray-grass anglais et de la fétuque, et modérez la part de légumineuses très riches pour éviter les excès dans la ration.
Comment semer une prairie permanente au bon endroit ?
La clé, c'est le contact graine-sol. Griffez la surface pour mettre la terre à nu, répartissez la graine de façon régulière, en surface ou en sillon fin, puis rappuyez au rouleau pour plaquer la semence. Rasez l'herbe en place avant et après le semis pour laisser la lumière atteindre les plantules. Le drone permet de semer sans tasser la parcelle.
Comment refaire une prairie sans labour ?
Diagnostiquez d'abord le taux de bonnes espèces. Entre 40 et 70 %, un sursemis suffit : ouvrez le feutrage à la herse, ressemez 20 à 25 kg par hectare de graminées, rappuyez. En dessous de 40 %, détruisez superficiellement le vieux couvert, puis réimplantez un mélange complet en semis direct. Dans les deux cas, corrigez tassement et acidité avant de semer.
Quand semer de l'herbe à vache ?
L'herbe destinée aux vaches, pâturée ou fauchée, se sème aux mêmes périodes : fin d'été de préférence, ou début de printemps. En pâture, un mélange ray-grass anglais et trèfle blanc s'installe vite et supporte bien la dent. En fauche, partez sur ray-grass hybride, fétuque élevée et trèfle violet pour le volume.
Quelle est la date de semis d'une prairie permanente ?
Deux fenêtres marchent. La fin d'été, de fin août à mi-septembre, reste la plus sûre : sol chaud, humidité de retour, moins de concurrence. Le début de printemps, de mars à avril, convient pour combler des vides si vous avez de l'eau. Visez un sol entre 15 et 25 degrés et évitez le plein été sec et l'automne froid.
Comment implanter un couvert avant un blé en semis direct ?
Semez le couvert le plus tôt possible après ou même avant la récolte du précédent, pour lui laisser le temps de produire de la biomasse. Le semis par drone permet de l'implanter dans la culture encore sur pied, sans tasser le sol. Prenez le temps de bien choisir vos graines de couvert et privilégiez des espèces faciles à détruire avant le blé, puis détruisez le couvert et semez votre céréale en direct dans le mulch.
Combien coûte un semoir de semis direct ?
Un semoir de semis direct neuf représente un investissement de plusieurs dizaines de milliers d'euros, très variable selon la largeur de travail, le type d'éléments (disques ou dents) et l'équipement. Pour tester la technique sans immobiliser un tel capital, beaucoup passent par une CUMA, l'occasion ou une prestation de semis.
Comment réussir un semis direct de blé ?
Soignez le contact terre-graine avec un semoir adapté, semez à 2 à 3 cm dans la terre et non dans la paille, augmentez la densité de 5 à 10 %, et apportez un azote de démarrage pour compenser la faim d'azote des résidus. Surveillez les limaces dès la levée et démarrez de préférence sur un précédent autre qu'une céréale à paille.
Quelle différence entre semis direct et semis sous couvert ?
Le semis direct désigne l'absence de travail du sol au moment du semis. Le semis sous couvert est une variante : on sème la culture dans un couvert vivant ou dans ses résidus, avant ou après sa destruction. Tout semis sous couvert est un semis direct, mais on peut aussi faire du semis direct dans de simples résidus de paille, sans couvert.
Qu'est-ce que le semis direct ?
Le semis direct consiste à semer une culture sans aucun travail du sol préalable : ni labour, ni déchaumage, ni reprise. Un semoir spécifique ouvre un sillon dans les résidus du précédent ou dans un couvert détruit, dépose la graine à bonne profondeur, puis referme la ligne. Le sol n'est ouvert que sur la ligne de semis.
Le sainfoin est-il vivace ou annuel ?
Il est vivace. Selon la variété, il occupe la parcelle de 2 à 4 ans. Cette pérennité en fait une bonne tête de rotation : il structure durablement le sol avec son pivot et laisse de l'azote pour la culture suivante.
Pourquoi le sainfoin ne fait-il pas gonfler les animaux ?
Grâce à ses tanins condensés, autour de 50 g/kg de matière sèche. Ces tanins évitent la formation de mousse dans le rumen, si bien que le sainfoin ne provoque pas de météorisation, contrairement à la luzerne. Les mêmes tanins freinent aussi les parasites digestifs des petits ruminants.
Quelle dose de sainfoin semer à l'hectare ?
En semis pur, comptez environ 100 à 150 kg/ha pour des graines en gousses (non décortiquées) ou 30 à 50 kg/ha pour des graines décortiquées. Semez à 1 à 2 cm de profondeur, au printemps (mars-avril) ou en fin d'été (fin août à septembre), dans un sol bien rappuyé.
Sur quel sol semer le sainfoin ?
Sur les sols calcaires, secs, superficiels et bien drainés, avec un pH pouvant monter jusqu'à 8. Il excelle là où d'autres légumineuses souffrent de la sécheresse. À l'inverse, évitez-le sur les sols acides, lourds ou hydromorphes qui gardent l'eau : il n'y tient pas.
Le sainfoin est-il une légumineuse qui fixe l'azote ?
Oui. Le sainfoin est une Fabacée, comme la luzerne, le trèfle ou la vesce. En symbiose avec les rhizobiums, il fixe l'azote de l'air dans des nodosités racinaires et le restitue au sol à la destruction du couvert. C'est un engrais vert azoté, pas une simple plante de couverture.
Un amendement peut-il être certifié bio ?
Non, pas au sens strict. Les amendements et matières fertilisantes ne sont pas certifiés "bio" en tant que produits. On dit qu'ils sont utilisables en agriculture biologique (UAB), parce qu'ils figurent sur la liste officielle de l'annexe II du règlement européen. C'est cette mention UAB qu'il faut chercher sur la fiche technique, et faire confirmer par votre certificateur au moindre doute.
Le lithothamne est-il un bon amendement bio ?
C'est un amendement d'origine naturelle utilisable en bio, qui apporte du carbonate de calcium et de magnésium et des oligo-éléments marins. Son intérêt est réel sur petites surfaces et en maraîchage. Ses limites : une valeur neutralisante faible (de l'ordre de 37 à 41) et un prix élevé. Sur grandes cultures, un calcaire broyé revient souvent moins cher pour un même effet sur le pH.
Quel amendement calcaire choisir pour un sol acide en bio ?
Partez de votre analyse de sol. Pour remonter le pH, un calcaire broyé ou une craie font le travail à bon coût. Si l'analyse montre aussi un manque de magnésium, préférez la dolomie, qui apporte du calcium et du magnésium. Le lithothamne convient pour de petites surfaces ou des corrections légères, mais il coûte plus cher.
Le gypse remonte-t-il le pH du sol ?
Non. Le gypse est du sulfate de calcium. Il apporte du calcium et du soufre et il améliore la structure du sol, mais il ne remonte pas le pH. Ce n'est pas un amendement basique comme un calcaire ou une chaux. Pour corriger un sol acide, il faut un carbonate, pas du gypse.
La chaux est-elle autorisée en agriculture biologique ?
Cela dépend de la chaux. Les carbonates d'origine naturelle broyés (calcaire, craie, marne, dolomie) sont utilisables en bio. Les chaux cuites, chaux vive (oxyde de calcium) et chaux éteinte, sont beaucoup plus encadrées et ne figurent pas dans la liste générale des amendements bio. Seuls certains sous-produits calciques industriels, comme les écumes de sucrerie, sont autorisés. Faites toujours valider le produit précis par votre organisme certificateur.
Le gypse peut-il remplacer le chaulage d'une prairie ?
Non. Le gypse est du sulfate de calcium : il apporte du calcium et du soufre et il améliore la structure du sol, mais il ne remonte pas le pH. Pour corriger l'acidité d'une prairie, il faut un amendement basique comme le calcaire ou la dolomie. Le gypse est complémentaire du chaulage, pas un substitut.
Quelle dose de chaux pour une prairie en entretien ?
Comptez de l'ordre de 300 à 350 unités de valeur neutralisante par hectare et par an, soit environ 1 à 1,5 tonne de calcaire broyé tous les 2 à 3 ans, ou 300 à 600 kg de dolomie selon l'acidité. Si le pH est très bas, un redressement plus fort de 700 à 1 700 unités neutralisantes se justifie, à fractionner sur plusieurs apports. Calez la dose sur votre analyse de sol.
Calcaire ou dolomie : lequel choisir ?
Choisissez le calcaire broyé si votre sol a une teneur en magnésium correcte : il remonte le pH à moindre coût. Choisissez la dolomie si l'analyse révèle une carence en magnésie, car elle apporte 10 à 20 % de MgO en plus de son effet sur le pH. La décision se prend sur l'analyse de terre, pas au hasard.
Quand chauler une prairie ?
Sur une prairie en place, chaulez en sortie d'hiver, en février ou mars sur sol portant, ou juste après une coupe en fin d'été. L'objectif est un sol qui porte le matériel et une herbe rase pour que le produit atteigne le sol. Évitez le sol détrempé et l'herbe haute.
Quel pH viser pour une prairie ?
Pour une prairie permanente, visez un pH eau supérieur à 5 dans les premiers centimètres et supérieur à 5,5 un peu plus profond. La plupart des graminées et des légumineuses fourragères sont à l'aise entre pH 5,5 et 6,5. En dessous de 5,5, les légumineuses souffrent et la flore acidophile progresse. Faites une analyse de terre avant de décider.
Gypse ou matière organique pour un sol lourd ?
Les deux, ils ne font pas le même travail. Le gypse apporte le calcium qui floccule les argiles tout de suite et rouvre la structure. La matière organique nourrit le complexe argilo-humique et rend cette structure stable sur le long terme. Le calcium a besoin d'humus pour lier durablement : combiner un amendement calcique et un apport organique donne le meilleur résultat sur une terre argileuse.
Quels couverts pour améliorer un sol argileux ?
Les couverts à racine pivot, radis fourrager en tête. Leur pivot descend jusqu'à 50 à 60 cm, perce les zones tassées et laisse des galeries qui drainent et aèrent après décomposition. On les associe à une légumineuse pour l'azote et à une espèce de couverture de surface. Semés tôt, si possible par drone pour ne pas tasser, ils décompactent sans outil lourd.
Faut-il chauler un sol argileux ?
Seulement s'il est acide. La chaux sert d'abord à remonter le pH d'un sol acide. Sur une terre argileuse acide, elle corrige le pH et floccule les argiles en même temps. Mais sur un sol argileux à pH correct, chauler ferait grimper un pH qui n'en a pas besoin : dans ce cas, le gypse est plus adapté. Une analyse de sol tranche entre les deux.
Le gypse remonte-t-il le pH du sol ?
Non. Le gypse n'est pas un carbonate, contrairement à la chaux. Il apporte du calcium et du soufre, il floccule les argiles et structure le sol, mais il laisse le pH inchangé. C'est justement ce qui le rend utile sur les sols argileux déjà neutres ou calcaires, où l'on veut du calcium sans remonter le pH.
Quel amendement pour un sol argileux compact ?
Le gypse, un sulfate de calcium. Son calcium floccule les argiles et recrée de la porosité, ce qui allège une terre compacte et améliore l'infiltration de l'eau. Il agit sans modifier le pH, donc il convient même à un sol neutre ou calcaire. On l'associe à de la matière organique et à des couverts à pivot pour un effet durable.
Quelle dose de gypse granulé apporter à l'hectare ?
La dose indicative se situe souvent entre 1 et 3 tonnes par hectare pour un gypse granulé, à ajuster selon vos objectifs de structure et vos besoins en soufre. Pour un amendement calcaire, la dose se calcule à partir d'une analyse de terre, de votre type de sol et du pH visé : parlez-en à votre conseiller plutôt que d'appliquer une dose standard.
Peut-on épandre un amendement granulé avec un épandeur à engrais classique ?
Oui, c'est justement l'intérêt de la forme granulée. Les granulés compactés de 2 à 4 mm passent dans un épandeur centrifuge à engrais et se répartissent sur une bonne largeur de travail. Vérifiez le réglage sur la table d'épandage du produit. Pour un amendement calcaire cru, prévoyez un léger travail du sol après l'apport pour l'incorporer.
Le gypse granulé remonte-t-il le pH du sol ?
Non. C'est sa particularité. Le gypse apporte du calcium sans modifier le pH, parce que le calcium y est lié à un sulfate et non à un carbonate. Il n'a donc aucun pouvoir de chaulage. Si votre objectif est de corriger un sol acide, il vous faut un amendement calcaire, pas du gypse.
Le gypse est-il un amendement calcaire ?
Non. Le gypse est du sulfate de calcium. Il apporte du calcium et du soufre et il agit sur la structure du sol. Un amendement calcaire, lui, est un carbonate (calcaire, craie, dolomie) dont le rôle est de neutraliser l'acidité et de remonter le pH. Les deux contiennent du calcium, mais ils ne font pas le même travail dans le sol.
Un amendement en granulé est-il plus efficace qu'en poudre ?
Non, pas sur la correction du pH. À valeur neutralisante égale, le granulé et le pulvérulent remontent le pH de la même quantité. Le granulé est plus régulier et plus confortable à épandre, moins poussiéreux, et se travaille avec un épandeur à engrais classique. C'est un avantage de chantier, pas un avantage chimique. La finesse joue seulement sur la vitesse à laquelle le produit agit.
Le soufre remplace-t-il l'azote ?
Non, les deux sont complémentaires. Le soufre ne remplace pas l'azote : il permet à la plante de transformer l'azote absorbé en protéines. Quand le soufre manque, une partie de l'azote reste inutilisée. Bien gérer le soufre, c'est donc valoriser votre azote, pas économiser dessus.
Comment savoir si ma parcelle manque de soufre ?
Surveillez d'abord les cultures à risque, colza et céréales, sur sols filtrants et après un hiver pluvieux. Les symptômes visuels apparaissent sur les jeunes feuilles du haut, qui jaunissent et se marbrent. Pour confirmer avant d'agir, une analyse de plante ou de reliquat en sortie d'hiver donne une lecture fiable de l'alimentation soufrée.
Le gypse remonte-t-il le pH du sol ?
Non. Le gypse est du sulfate de calcium, il n'est pas un amendement basique. Il apporte du calcium et du soufre sans modifier le pH. Pour remonter le pH d'un sol acide, il faut de la chaux, pas du gypse. C'est justement l'intérêt du gypse quand on veut du calcium et du soufre sans toucher à l'acidité de la parcelle.
Quand apporter du soufre sur le colza ?
Sur colza, le soufre s'apporte à la reprise de végétation, en début de montaison. C'est le moment où la culture prélève le plus et où le risque de lessivage recule. Comptez de l'ordre de 70 à 90 kg de SO3 par hectare, sous forme sulfate pour une disponibilité immédiate. Un apport trop précoce en plein hiver risque de partir avec l'eau de drainage.
Quelle est la différence entre le soufre et le soufre élémentaire ?
Le soufre est un élément nutritif. Dans le sol, il existe sous plusieurs formes. La plante n'absorbe que la forme sulfate (SO4). Le soufre élémentaire est du soufre pur : il n'est pas assimilable tant que les micro-organismes du sol ne l'ont pas transformé en sulfate. Cette transformation est lente et dépend de la température. Le sulfate, lui, est prélevé immédiatement par la culture.
Quand semer la bourrache pour attirer les abeilles ?
Semez au printemps, de mars à juin, pour une floraison d'été qui nourrit les pollinisateurs pendant plusieurs semaines. Un semis de fin d'été est possible en interculture, mais la floraison sera plus courte et le gel d'automne détruira la plante. Pour un couvert mellifère précoce et couvrant, le semis par drone dans une culture sur pied permet de gagner du temps.
Peut-on semer la bourrache seule comme engrais vert ?
Ce n'est pas conseillé en grandes cultures. Seule, elle produit peu de biomasse, laisse des trous et coûte cher au kilo. Son intérêt est mellifère, pas la couverture ni l'azote. Semez-la en mélange, avec de la phacélie, du sarrasin, une crucifère et des légumineuses selon votre objectif.
La bourrache résiste-t-elle au gel en interculture ?
Non, elle est gélive. Elle se détruit dès les premières vraies gelées, autour de -3 à -5 °C, et ne passe pas l'hiver. C'est un avantage devant une culture de printemps, car le couvert meurt seul, sans destruction à prévoir. Mais pour couvrir un sol tout l'hiver en zone froide, associez-la à des espèces plus rustiques.
Quelle dose de bourrache semer en couvert ?
En pur, comptez 15 à 20 kg/ha, ce qui correspond à une bande fleurie ou une culture dédiée. En mélange, la bourrache reste minoritaire : 1 à 3 kg/ha suffisent pour avoir des fleurs sans qu'elle domine le couvert. Sa graine est grosse, environ 18 à 20 grammes pour mille graines, donc quelques kilos posent déjà beaucoup de pieds.
La bourrache fixe-t-elle l'azote comme un engrais vert légumineuse ?
Non. La bourrache est une boraginacée, pas une légumineuse. Elle ne fixe pas l'azote de l'air. Seules les légumineuses comme le trèfle, la vesce ou la féverole le font. La bourrache recycle des éléments déjà présents dans le sol quand elle se décompose, mais elle n'apporte pas d'azote nouveau. Pour de l'azote dans votre couvert, ajoutez des légumineuses au mélange.
La profondeur de semis change-t-elle selon la densité ?
Non, la profondeur reste la même, 1 à 2 cm. En revanche un semis régulier à bonne profondeur permet de semer plus clair en confiance, car chaque graine a de vraies chances de lever. Profondeur, densité et date de semis se pilotent ensemble pour un colza robuste.
Quel semoir donne la meilleure profondeur de semis ?
Le semoir monograine à disques, car il positionne chaque graine à profondeur constante avec un bon contact sol-graine. Un semoir à céréales ou un combiné conviennent aussi, à condition de régler peu profond, de contrôler en creusant et de rappuyer derrière.
Peut-on semer le colza dans un sol sec ?
C'est risqué. Si le sol est frais un peu plus bas, descendez la graine jusqu'au frais et rappuyez. Si le sec est profond et qu'aucune pluie n'est annoncée, mieux vaut attendre : semer plus profond ne compense pas le manque d'eau et retarde la levée. Semez de préférence juste avant une pluie de 7 à 10 mm.
Faut-il rappuyer après le semis du colza ?
Oui, presque toujours. Le rappuyage colle la terre à la graine et ferme la surface, ce qui fait remonter l'humidité par capillarité. En conditions sèches, c'est souvent lui qui fait la différence entre une bonne levée et une levée ratée. Un rouleau ou le packer du combiné suffit.
Que se passe-t-il si on sème le colza trop profond ?
La graine épuise ses réserves avant d'atteindre la surface. Résultat : levée lente, incomplète, avec des trous dans la ligne. Le peuplement part en retard à l'automne, ce qui le fragilise face au froid et aux ravageurs. Un semis trop profond est l'erreur la plus fréquente sur colza.
À quelle profondeur semer le colza ?
Entre 1 et 2 cm dans de bonnes conditions, avec un optimum autour de 2 cm sur sol frais. En sol sec en surface et frais dessous, vous pouvez descendre à 3 ou 4 cm pour poser la graine sur l'humidité. Ne dépassez pas 5 cm : au-delà, la levée décroche.
Peut-on semer le trèfle par drone ?
Oui, et c'est même l'une des meilleures méthodes pour lui. Les graines de trèfle sont petites et se sèment en surface : le drone les répartit régulièrement à la volée, sans enfouissement. Il sème sans rouler sur la parcelle, donc sans tassement, et peut intervenir dans une culture ou un couvert déjà en place. C'est idéal pour le sursemis de trèfle blanc et les couverts bas sous culture.
Le trèfle blanc est-il pérenne ?
Oui. Le trèfle blanc est une plante pérenne qui tient 4 à 5 ans. Il rampe grâce à ses stolons et forme un couvre-sol bas et dense qui supporte le pâturage. C'est le seul des quatre trèfles courants qu'on garde plusieurs années. L'incarnat et l'Alexandrie sont annuels, le violet est bisannuel.
Quelle dose de trèfle semer à l'hectare ?
Le trèfle a de petites graines, donc les doses sont faibles. En pur, comptez environ 18 à 25 kg/ha pour l'incarnat et l'Alexandrie, 15 à 20 kg/ha pour le violet, et seulement 4 à 8 kg/ha pour le blanc. En mélange ou en sursemis, on baisse encore fortement la dose, car le trèfle n'est qu'un composant parmi d'autres.
Quel trèfle choisir pour un couvert d'interculture ?
Pour un couvert d'interculture d'automne, le trèfle incarnat est le plus adapté : annuel, rapide, il couvre vite avant l'hiver. Pour une interculture d'été semée dès la moisson, pensez au trèfle d'Alexandrie, qui aime la chaleur mais gèle en hiver. Dans les deux cas, le trèfle est souvent associé à une graminée et à une crucifère pour un couvert plus complet.
Le trèfle fixe-t-il vraiment l'azote ?
Oui. Le trèfle est une légumineuse (famille des Fabacées). Ses racines abritent des bactéries qui captent l'azote de l'air et le stockent dans des nodosités. Cet azote revient au sol quand le couvert se décompose. Un trèfle bien implanté restitue plusieurs dizaines de kilos d'azote par hectare à la culture suivante, contrairement aux graminées ou aux crucifères qui ne font que recycler l'azote déjà présent.
La luzerne se seme-t-elle en interculture courte ?
Ce n'est pas son terrain. Sa levee est lente et son autotoxicite complique le retour rapide au meme endroit. Elle convient mieux a une derobee longue ou a un couvert de moyenne duree, ou son pivot et sa fixation d'azote donnent leur plein effet. Pour une interculture de quelques semaines, preferez un melange a implantation rapide.
Quelle dose de luzerne semer en engrais vert ?
En semis pur, 20 a 25 kg/ha, plutot 25 kg/ha a la fin de l'ete et 20 kg/ha au printemps. Semez superficiel, 1 a 2 cm, sur un sol rappuye. En melange avec d'autres especes, la part de luzerne se reduit.
Peut-on semer de la luzerne apres une luzerne ?
Non, pas tout de suite. La luzerne est autotoxique : elle empeche la germination des jeunes luzernes semees a sa suite. Il faut intercaler une autre culture et respecter un delai avant de revenir a la luzerne sur la meme parcelle. Pour un couvert immediat, choisissez une autre espece.
Combien d'azote la luzerne apporte-t-elle au sol ?
En engrais vert, on retient en general 30 a 50 unites d'azote par hectare disponibles pour la culture suivante, davantage quand le couvert est bien developpe et detruit jeune. Cet azote vient de la fixation de l'azote de l'air par le rhizobium, il est gratuit et libere progressivement.
La luzerne est-elle un bon engrais vert ?
Oui, sur les bonnes parcelles. C'est une legumineuse qui fixe beaucoup d'azote et dont le pivot decompacte le sol en profondeur. Mais elle exige un sol sain, calcaire et bien draine, et une duree suffisante. Sur un sol acide, hydromorphe, ou pour une interculture courte, d'autres couverts sont plus surs.
Quand détruire un couvert de vesce ?
Détruisez 3 semaines à 1 mois avant le semis de la culture suivante, pour que l'azote se libère au bon moment. La vesce commune peut geler sous -6 °C ; la vesce velue, trop rustique, demande un broyage suivi d'un déchaumage, ou une destruction chimique là où elle est autorisée. Le roulage sur gel seul ne suffit pas sur la velue.
Vesce commune ou vesce velue : quelle différence ?
La vesce commune est gélive : elle couvre vite mais décroche vers -6 °C. Elle convient aux intercultures courtes et aux couverts gélifs. La vesce velue est rustique, elle tient jusqu'à -15 °C et redémarre fort au printemps : c'est l'espèce des couverts d'hiver longs détruits tard, quand on vise le maximum d'azote au printemps.
Quelle dose de vesce pour un engrais vert ?
En pur, comptez 40 à 60 kg/ha pour la vesce commune et 25 à 35 kg/ha pour la vesce velue. En mélange avec une graminée, baissez la vesce à 20 à 50 kg/ha selon l'espèce et limitez la graminée, l'avoine à 25 kg/ha maximum, pour ne pas étouffer la légumineuse à la levée. Adaptez la dose à votre objectif de biomasse et à votre date de semis.
Faut-il semer la vesce seule ou en mélange ?
En mélange, presque toujours. La vesce est grimpante et ne tient pas debout seule : elle a besoin d'une graminée tuteur, comme l'avoine, le seigle ou le triticale, pour se dresser et faire du volume. L'association fait plus de biomasse, se détruit plus facilement et équilibre le rapport carbone sur azote. La vesce en pur reste possible sur une interculture courte, mais elle se couche vite.
La vesce fixe-t-elle vraiment l'azote de l'air ?
Oui. C'est une légumineuse. En symbiose avec les bactéries rhizobiums, elle forme des nodosités sur ses racines qui captent l'azote de l'air et le rendent assimilable. Un couvert de vesce bien développé restitue couramment 60 à 150 kg d'azote par hectare à la culture suivante, davantage dans les meilleures conditions. Les graminées et les crucifères, elles, ne fixent pas l'azote : elles se contentent de recycler l'azote déjà présent dans le sol.
Faut-il détruire le sarrasin ou attendre le gel ?
Dans la plupart des cas d'interculture d'été, le gel d'automne s'en charge tout seul. Le point de vigilance, c'est la grenaison : ne laissez jamais le sarrasin monter à graine, sinon il ressème le sol et devient une adventice. Si le semis est précoce et que la plante grène avant le froid, détruisez-la avant maturité des graines.
Quelle dose de semis pour le sarrasin ?
Comptez environ 40 kg/ha en couvert pur, pour viser autour de 190 grains au mètre carré. Enterrez la graine à 3 à 5 cm, surtout en sol sec, pour une levée régulière. En mélange, réduisez la part de sarrasin pour éviter qu'il domine et grène.
À quelle température le sarrasin gèle-t-il ?
Le sarrasin est très gélif : un gel léger de l'ordre de -2 à -4 degrés suffit à le détruire. C'est justement ce qui le rend intéressant en interculture courte : il se détruit seul à l'automne, sans broyage ni destruction chimique.
Quand semer le sarrasin en engrais vert ?
En début d'été, en interculture courte, le plus souvent de juillet à août après une moisson. Il faut un sol réchauffé et l'absence de gel. Semé trop tard, il n'a pas le temps de couvrir avant les premières gelées d'automne qui le détruisent.
Le sarrasin fixe-t-il l'azote ?
Non. Seules les légumineuses (vesce, trèfle, féverole, pois) fixent l'azote de l'air. Le sarrasin ne le fait pas. Son intérêt est ailleurs : couverture rapide, concurrence aux adventices et bonne mobilisation du phosphore du sol. Pour un couvert qui apporte de l'azote, associez-le à une légumineuse.
Le sarrasin est-il une céréale ?
Non. Malgré son surnom de "blé noir", le sarrasin n'est pas une céréale. C'est une polygonacée, la famille des renouées. Il ne partage ni les maladies ni la biologie des graminées comme le blé ou l'orge, ce qui en fait un bon élément de diversification dans une rotation céréalière.
Le seigle est-il un bon couvert contre les adventices ?
Oui. Le seigle produit des composés allélopathiques qui freinent la germination de plusieurs adventices annuelles à petites graines, comme le chénopode, l'amarante ou le pourpier. Ajouté à sa couverture dense et rapide du sol, cela en fait un couvert nettoyant efficace, utile pour réduire la pression des herbicides.
Comment détruire un couvert de seigle au printemps ?
Pour un engrais vert à restituer vite, détruisez tôt, au stade montaison, par un travail superficiel du sol. Pour un mulch de semis direct, laissez monter jusqu'à l'épiaison et passez un rouleau destructeur. Dans tous les cas, laissez deux à trois semaines entre la destruction et le semis de la culture suivante, à cause de l'effet allélopathique du seigle.
Quelle dose de seigle pour un couvert ?
Cela dépend du type. Le seigle forestier (à petites graines) se sème à 25 à 40 kg/ha en pur, et 15 à 25 kg/ha en mélange. Le seigle fourrager ou céréalier (graines plus grosses) demande plutôt 70 à 100 kg/ha en pur, et 30 à 50 kg/ha en mélange. En association avec une légumineuse, on réduit toujours la part du seigle.
Le seigle gèle-t-il en hiver ?
Non. Le seigle est la céréale la plus rustique : il résiste au froid jusqu'à des températures très basses, de l'ordre de -20 degrés pour le seigle forestier. C'est un couvert hivernant qui ne gèle pas seul. Vous devrez donc le détruire vous-même au printemps, contrairement à une moutarde ou une phacélie qui, elles, gèlent.
Le seigle apporte-t-il de l'azote au sol ?
Non, pas par fixation. Le seigle est une graminée, pas une légumineuse : il ne capte pas l'azote de l'air. En revanche, il piège l'azote minéral déjà présent dans le sol à l'automne et le restitue quand il se décompose au printemps. Pour un vrai apport d'azote, associez-le à une légumineuse comme la vesce.
Peut-on semer le colza avec un écartement large ?
Oui, en sol moyen à profond, un écartement de 17 à 55 cm n'a pas d'effet sur le rendement, car le colza occupe l'espace par ses ramifications. Ajustez seulement la cible de peuplement : 30 à 35 plantes/m2 en rangs serrés, 25 à 30 en rangs larges. En sol argilo-calcaire superficiel, préférez un écartement resserré sous 40 cm.
La sur-densité est-elle vraiment un problème pour le colza ?
Oui. Un colza trop dense s'étiole : le collet remonte au-dessus du sol, la tige s'allonge et la plante devient plus sensible au gel et à la verse. Le risque monte au-delà de 50 pieds/m2, surtout en semis précoce et en sol riche en azote. Il vaut toujours mieux semer clair et régulier que dense.
Comment calculer la dose de semis du colza en kg/ha ?
Utilisez la formule : dose (kg/ha) = densité visée (graines/m2) x PMG (g) / 100. Le PMG du colza tourne autour de 4 à 6 g et figure sur le sac. Pour 35 graines/m2 et un PMG de 5 g, vous semez 1,75 kg/ha. Vérifiez toujours le PMG réel de votre lot, il change d'un sac à l'autre.
Combien de plantes de colza faut-il viser à la sortie de l'hiver ?
Visez 20 à 30 plantes/m2 bien réparties et vigoureuses. Le colza compense un peuplement clair par sa ramification. L'important est la régularité de la répartition et le gabarit des pieds : au moins 8 feuilles, un pivot d'une quinzaine de centimètres et un collet d'environ 8 mm, plutôt qu'un grand nombre de plantes grêles.
Quelle densité pour un colza hybride ?
Un hybride se sème clair : 25 à 30 graines/m2 au semoir monograine, jusqu'à 35 à 40 au semoir à céréales. Sa vigueur au départ et sa forte ramification lui permettent de valoriser un peuplement de 20 à 30 plantes/m2. Inutile de charger, vous augmenteriez le risque d'élongation.
Combien de graines de colza semer par m2 ?
Comptez 30 à 60 graines/m2 selon la variété, le semoir et les conditions. Un colza hybride se sème plutôt à 25 à 40 graines/m2, une lignée à 40 à 55 graines/m2. L'objectif est de retrouver 20 à 30 plantes bien réparties à la sortie de l'hiver, pas d'avoir le maximum de pieds.
La moutarde blanche est-elle bonne contre les nématodes ?
Cela dépend de la variété. Les variétés dites nématicides piègent le nématode à kystes de la betterave. Une moutarde blanche ordinaire, au contraire, peut le multiplier. En rotation betteravière, choisissez une variété nématicide, semez tôt et détruisez avant grenaison.
Peut-on mettre de la moutarde avant un colza ?
C'est déconseillé. La moutarde et le colza sont de la même famille et partagent les mêmes maladies, comme la hernie du chou. Dans une rotation avec colza, choisissez un couvert non crucifère : phacélie, avoine ou légumineuse.
La moutarde blanche gèle-t-elle en hiver ?
Oui, elle est gélive. Un gel franc et durable la détruit, en général entre -5 et -10 degrés. En hiver doux, un simple broyage ou un passage de rouleau hacheur au stade floraison prend le relais.
Quand semer la moutarde blanche en engrais vert ?
De fin août à début septembre, juste après la moisson, dès que le sol garde un peu de fraîcheur. Un semis trop précoce en plein été fait monter la plante à fleur trop vite, au détriment de la biomasse au sol.
Quelle dose de moutarde blanche semer par hectare ?
Comptez 8 à 10 kg/ha en semis enterré, à 3 à 5 cm de profondeur. En semis à la volée ou par drone, sans enfouissement, montez vers 10 à 12 kg/ha pour compenser les pertes et assurer une bonne densité.
La moutarde blanche fixe-t-elle l'azote ?
Non. La moutarde blanche est une crucifère, pas une légumineuse. Elle ne fixe pas l'azote de l'air. Elle piège l'azote déjà présent dans le sol et le restitue à la culture suivante quand elle se décompose. Pour fixer de l'azote, il faut associer des légumineuses au couvert.
Quand détruire un couvert d'engrais vert ?
Les espèces gélives (moutarde, phacélie, radis, sarrasin) sont détruites par le froid, sans intervention. Les espèces rustiques (seigle, vesce velue, trèfle incarnat) se détruisent mécaniquement ou par roulage avant la culture de printemps. Pour un couvert riche en azote, détruisez avant la floraison de la légumineuse.
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